Le samedi 19 mars 2016

1914-1918 : le ciel devient un nouveau champ de bataille.

Institu de La Salle de Metz-Queuleu, Metz
Tarif non communiqué

Samedi 19 mars 2016 de 8h45 à 13h00 à l’Institution de La Salle de Metz-Queuleu (plan d’accès imprimable disponible ici) : 13ème colloque annuel sur le thème :

1914-1918 : le ciel devient un nouveau champ de bataille.


  • 08 h 30 : Accueil et ouverture du colloque ;
  • 09 h 00 – 09 h 45 : L’aviation française et alliée pendant la Grande guerre : reconnaissance, bombardement et combat aérien par le Colonel Didier HOUMEAU, docteur en histoire contemporaine ;
  • 09 h 50 – 10 h 35 : Luftstreitkräfte et K.u.K Luftfahrtruppen : l’aviation des empires centraux en 14 – 18.par Nicolas CZUBAK, professeur d’histoire, détaché au Mémorial de Verdun ;
  • 10 h 40 – 11 h 25 : Guerre des airs en Lorraine annexée, des premiers terrains de campagne aux aérodromes permanents par Bernard ZINS, membre de la Société d’histoire et d’archéologie de Lorraine ;
  • 11 h 30 – 12 h 15 : Profils d’« as » de la Grande Guerre par le Major PALLOT, ancien officier traditions de la BA 128 ;
  • 12 h 15 – 12 h 30 : Questions et conclusions ;
  • 13 h 00 : Déjeuner commun sur place sous réserve d’inscription préalable en joignant un chèque auprès de M. Bernard ZAHRA (204 avenue Malraux – 57000 Metz – tél. 03 87 38 09 79) au prix de 24 € par personne.

    Comment l’aviation devint instrument de guerre

    Dès septembre 1914, grâce à l’aviation naissante, Galliéni et Joffre purent connaître les mouvements des troupes de l’armée von Kluck et donc d’adopter la stratégie qui conduira à la victoire de la Marne.
    Au cours des mois suivants, les aviateurs rendirent d’innombrables services à nos états-majors en leur signalant les déplacements allemands ou en photographiant leurs positions en complément des équipages des ballons captifs.
    Les avions de bombardement commencèrent à opérer dès décembre 1914. Les exploits les plus étonnants furent accomplis par la chasse. Elle était née de l’intérêt vital qu’avaient les belligérants à interdire aux avions de reconnaissance et de bombardement de l’adversaire l’accès à leurs lignes L’idée naquit vraisemblablement simultanément du côté français et allemand. Le 2 août 1914, il n’y a pas d’aviation de chasse, il n’y a que des avions de reconnaissance plus ou moins bien armés : les uns de fusils, les autres de carabines à répétition, quelques privilégiés possèdent des mitrailleuses, lorsque l’habitacle du passager le permet. Beaucoup n’ont rien ; il y a si peu d’avions en début de guerre que rares sont les rencontres.
    Il semble que le premier combat décisif eut lieu le 5 octobre 1914 entre le sergent pilote Frantz et son mécanicien Quénault et un Taube allemand abattu en flammes dans les lignes françaises, près de Jonchery-sur-Vesle.
    En mars 1915 l’aviation de chasse française est officiellement constituée. Son créateur, le commandant de Rose, équipe l’intégralité de l’escadrille de la Vème Armée dotée de Morane-Saulnier biplace, type d’avion le plus rapide du moment, avoisinant 125 km/h. L’armement se limite aux mousquetons de cavalerie des officiers observateurs. La chasse est née sur tout le front. Parmi les hommes choisis, tous des cavaliers, figurent des personnages appelés à devenir célèbres : Fonck, Guynemer, Nungesser, Heurtaux, Deullin, Madon, Boyau, Coiffard, Navarre, Pelletier-Doisy-Gastin. Les premiers résultats ne se font pas attendre. Ils exigent des qualités presque surhumaines qui feront souvent de ces êtres d’élite des figures de légende.
    Au début de 1915 le Morane-Saulnier est le roi des airs ; les Aviatiks, les Albatros, les Taube jonchent le sol mais le Fokker allemand crée la panique dans le ciel de France. Les Caudron, les Voisin , les Farman français, les Sopwith anglais ne peuvent se défendre. Cependant la série des Nieuport rétablit la situation. L’explication est sévère. Elle se prolongera des mois durant sur tout le front.
    La création et la mise au point du procédé de synchronisation du tir de la mitrailleuse avec le mouvement des hélices est un remarquable progrès. Il n’y a plus d’observateur dans l’avion, le pilote est seul à bord.
    Quand la guerre sera finie on trouvera dans le no mans’ land les restes de centaines d’avions abattus entre les tranchées dans des zones inatteignables durant le conflit. Funèbres débris aux ailes fracassées encore timbrés de cocardes tricolores ou de croix noires.

    « L’Histoire hésite entre tant de braves emportés dans ce gouffre ou demeurés, par miracle, vivants »
    (Général René Chambe – 1889-1983 – Journal de l’Histoire)

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    Lieu : Institu de La Salle de Metz-Queuleu

    Ville : Metz

    Département : Moselle

    Région : Grand Est

    Pays : France

    Annoncé anonymement le mercredi 22 juillet 2020
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